Toc, toc

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Deux mois sans t’avoir écrit ici. Je pourrais te dire que c’est par manque de temps, mais ça serait te mentir et s’il y a bien une règle que je me suis fixée quand j’ai commencé à bloguer il y a plus de dix ans, c’est bien celle de toujours te dire la vérité. La vérité, c’est que je n’avais pas envie d’écrire, ou que je ne savais pas trop quoi écrire. Ou comment l’écrire. La vérité, c’est que je me suis demandée si j’allais vraiment revenir. Je me le demande toujours un peu d’ailleurs.

Alors, aujourd’hui, je suis là. J’entrebâille la porte, je marche sur la pointe des pieds, un peu timidement. Après de jolies vacances en France, la mer, la Bretagne, quelques balades en Suisse et mes premières baignades dans le Rhin. Un regard sur le calendrier et cela fait déjà un an que je suis ici. Et je me sens tellement mieux que l’an dernier à la même époque, et j’ai aussi envie de revenir pour t’en parler. Une prochaine fois.

Et ces deux mois de silence alors ? Il y a eu la semaine en Bretagne et cette sensation si agréable de lui faire découvrir les endroits que j’aime tant. Se rappeler ces vacances il y a plusieurs années où je me disais que j’aimerais revenir avec mon amoureux, et ce petit frisson qui traverse le corps à l’idée que ça y est, c’est fait. La première soirée, le cidre, une galette de sarrasin aux St Jacques et le coucher du soleil. La côte de granit rose et ses paysages qui m’apaisent toujours autant. Les randonnées qui rendent les jambes endolories, mais font sourire de satisfaction. Une balade pluvieuse en bateau et une île inhabitée entourée de brouillard. Profiter de la France, de nos familles, manger des bonnes choses, rire, faire des photos, aller à la Rochelle. Et puis, le retour en Suisse et la découverte de Lucerne, peut-être que je t’en reparlerais aussi.

J’ai repris le travail, et je prends de plus en plus de plaisir à donner mes cours de français. Pour la première fois, j’ai des élèves de neuf-dix ans et j’adore ce public spontané, enthousiaste et les entendre balbutier des « bonjour, je m’appelle » avec leurs petits accents étrangers. Je travaille plus que l’an dernier, et j’en suis très heureuse.

Et puis, il y a tous ces petits riens. Je me suis enfin décidée à regarder Gilmore Girls et c’est très chouette de faire un tour à Stars Hollow un peu chaque jour.  Et comme je suis un mouton, voir Lorelai et Rory boire des mugs énormes de café m’a donné envie de boire à nouveau un café de temps en temps. J’ai du mal à ouvrir un livre depuis le retour des vacances, et c’est mal. Pendant l’été, j’ai enchaîné les romances légères de chick-litt et maintenant, je ne sais pas ce que j’ai envie de lire. Alors, j’attends que l’envie revienne. J’ai eu un an de plus et de très chouettes cadeaux. J’ai découvert le bonheur de se rafraîchir dans le Rhin, et nos après-midi baignade / bronzage au bord du fleuve vont me manquer quand l’automne aura pointé le bout de son nez.

Septembre est là, je suis là, j’attends l’automne, et tout va plutôt bien. Et toi, comment vas-tu ?

source @helenkorpak

Les (petits) plaisirs #6

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Lire alors que l’orage gronde et la pluie tambourine sur les carreaux. Le dernier roman (ou presque car j’attends la sortie en poche de « La maison du lac ») qui me reste à lire de ma chère Kate Morton. Découvrir un univers, une atmosphère et être transportée. Un hamburger poulet – guacamole – mozzarella. Trinquer à nos trois ans. Acheter deux robes en soldes en espérant qu’elles m’iront une fois arrivées à bon port. Le masque à l’argile du dimanche matin et sentir sa peau toute douce après. Se dégourdir les jambes au bord du Rhin pour admirer le fleuve si haut qu’il recouvre même le banc sur lequel j’aime, l’été, m’asseoir pour lire au bord de l’eau. Admirer, malgré la foule de la saison touristique, les chutes qui se déchaînent comme rarement et qui couvrent toutes nos tentatives de conversations. Les tortillas improvisés pour déguster le reste du guacamole avec un rosé frais. Le plaisir non-coupable de la petite sieste. Cacher un peu les cernes en se maquillant et décider d’enfiler une jolie robe même pour rester à la maison. Déguster un thé sur le balcon et sourire en voyant les adorables chatons de nos voisins courir et jouer dans l’herbe. Retrouver Carrie, Miranda, Charlotte et Samantha avec l’envie subite de revoir, une fois de plus, l’intégrale de Sex and The City. Acheter une romance légère soldée à moins d’un euro sur Amazon. Recevoir la première robe et « ouf » elle me va et « ouf » elle est jolie. Profiter de la douceur du soir pour aller marcher un peu après le dîner, et se retrouver en pleine campagne à cinq minutes en voiture. L’odeur de l’herbe fraîchement coupée. Juillet et les vacances qui pointent le bout de leur nez. Avoir hâte de lui faire découvrir ce coin de Bretagne que j’aime tant.

Et puis, sentir son corps se remettre, évacuer la fatigue et se sentir bien.

source

L’odeur des pivoines

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Une jolie surprise qui toque à la porte, et mon regard surpris aux larmes de voir des fleurs m’être livrées. Le cœur qui sursaute en lisant la carte. L’odeur des pivoines qui font oublier celle de l’hôpital et qui fait flotter un air de printemps ensoleillé dans la chambre.

Le plaisir infini de l’eau chaude qui coule sur les épaules endolories.D’une bouillotte qui détend les muscles mis à mal par l’opération.

Sa présence, son attention, ses gestes. Savoir qu’il est là, que je peux me reposer sur lui, que je ne suis pas seule, mais aimée, entourée, épaulée.

Les messages de soutien, pour savoir comment je vais, qui étonnent parfois tant on ne les attendait pas. Comme le mail de cette maman d’élève. Votre présence, votre réconfort. Et ma mère, au bout du fil, si loin, mais si proche, quand des larmes de fatigue coulent sur mes joues et qu’elle me rassure avec sa douceur et ses mots.

Le croissant dégusté avec un thé bien chaud sur l’aire d’autoroute sur la route du retour pour reprendre des forces, et le plaisir de retrouver ce goût français qui me manque trop souvent.

Rentrer chez soi, et retrouver son lit douillet après quatre jours d’hôpital. Enfiler une tenue confortable, legging et tee shirt large devenus l’uniforme de ces jours à la maison.

Un gommage corps tout doux de chez Avène. Mettre un peu de fond de teint pour atténuer les marques de fatigue et peindre à nouveau ses ongles en rouge. Regarder dans le miroir et aimer les reflets bruns-roux qui apparaissent çà et là et qui n’attendent que le soleil pour se révéler encore davantage.

Prendre le temps, s’écouter, se reposer, lire quelques pages, feuilleter des revues et découvrir des articles qui font sourire. Les mots de Célie dans Simple Things. Cet article de Flow sur ma librairie fétiche à Rouen.

Remplir des listes de livres à lire, toujours et encore. Commencer un nouveau roman, le dix-huitième de l’année et choisir un livre un peu léger pour ces journées de convalescence « Un doux pardon » de Lori Nelson Spielman.

Retrouver le plaisir de lire des blogs avec mon mug de thé ce matin. Lire les jolis mots sur la toile, et réorganiser un peu les flux de mes blogs fétiches pour en ajouter d’autres au fil des clics.

S’offrir une petite sieste après manger, sans culpabiliser, et sentir son corps se détendre peu à peu.

Les tomates-mozzarella-basilic, avec quelques tranches de jambon fumé, huile d’olive et vinaigre balsamique, comme un avant-goût de vacances.

Ce joli plateau qui me plairait beaucoup. Ce mug aussi, d’ailleurs.

Commencer à regarder Outlander et s’émerveiller devant les paysages écossais, l’esthétisme et l’atmosphère qui se dégagent de cette série. Savourer doucement les épisodes les uns après les autres. Et rêver encore plus d’un road-trip en Ecosse.

Le soleil qui fait quelques apparitions longtemps attendues et le sentir réchauffer mes joues quand je m’installe quelques instants sur le balcon.

Un vendredi encerclé dans le calendrier, et un anniversaire. Celui de nos trois ans, c’est si peu et tant à la fois.

Image : Annie Spratt 

Derrière mes silences

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Derrière mes silences, il y a une introvertie qui préfère les petits groupes aux grandes tablées, les soirées simples et calmes aux beuveries endiablées. Qui aime se réfugier derrière un livre ou devant une série. Qui aime les soirées à deux, rien qu’à nous. Les sorties en petit comité, les amitiés moins nombreuses, mais plus sincères. Au fond, je suis toujours celle qui ne se sent jamais vraiment très à l’aise dans les grandes tablées, les groupes élargis, qui reste silencieuse quand les autres parlent si fort lors des repas de famille. Cette introversion, je l’ai trop longtemps porté comme un fardeau, elle m’a trop souvent gâchée la vie à l’adolescence et dans la vingtaine. Aujourd’hui, je l’ai apprivoisé, elle fait partie de moi. Me définit, en fait peut-être ma force. Elle fait de moi ce que je suis, tout simplement. Une fille simple, discrète et calme.

Derrière mes silences, il y a mes angoisses, mes peurs, mes moments de blues. Qu’il sait si bien les déceler, comme s’il lisait en moi, parce qu’il me connaît par cœur. Ces silences l’agacent, parfois. Lui qui dis les choses, toujours, qui n’évite pas les mots, les discussions, qui ne tait ni ne cache rien. C’est une des choses que j’aime le plus chez lui je crois. Parce que j’ai trop souffert et trop vu souffrir ma mère des silences de mon père. Alors, j’apprends à parler, à mettre des mots sur mes tourbillons intérieurs. Même si je sais que je serais toujours un peu fille-éponge, qui adsorbe, qui retient, et puis qui relâche tout.

Derrière mes silences, il y a quelque fois aussi ma peur du conflit, celle qui préfère éviter la confrontation, les mots durs. Bien souvent, je préfère me taire plutôt que de critiquer, de remettre quelqu’un à sa place, de lui dire que ce qu’il ou elle dit me semble stupide, que je ne suis simplement pas d’accord. C’est sans doute un peu lâche. Mais je préfère bien souvent ignorer que confronter.

Derrière mes silences, il y a mon manque d’inspiration, cette page blanche qui me nargue trop souvent. Ces mots que je trouve si beaux ailleurs et qui me font paraître les miens bien fades. Parfois, tout simplement, le manque d’envie, de temps aussi. Le manque de confiance aussi, qui paralyse, freine. L’impression de n’être pas assez, pas suffisamment. Hésiter, douter. Et préférer alors se taire.

Et puis, il y a les silences confortables, rassurants. Ceux de l’intimité partagée, du confort, de l’amour solide. Les moments qui n’ont pas besoin de mots pour être vus, vécus, savourés. Ne suffisent alors que des regards complices, des sourires, des mains entrelacées. Ces silences-là, je les savoure.

Et vous, que se cache-t-il derrière vos silences ? 

source de la photo

Une journée sur l’île de Mainau


Profitant d’un jour férié ensoleillé de mai, nous sommes partis à la découverte de l’île de Mainau sur le lac de Constance, en Allemagne à la frontière avec la Suisse. Elle appartient aux descendants de Bernadotte et donc à la famille royale de Suède, et les descendants ont d’ailleurs toujours une aile privée dans le château de l’île.

L’île de Mainau est surnommée « l’île aux fleurs » en raison de ses parcs et jardins fleuris et arborés. Le climat de l’île est en effet très propice au développement des arbres et fleurs et on y découvre donc un patchwork d’espèces, de couleurs, de senteurs. C’est vraiment un endroit magnifique où il fait bon déambuler au soleil. Partout, la nature, des couleurs, des odeurs de fleurs, et la vue toujours époustouflante du lac de Constance.

Au fil de la balade, nous avons découvert un arboretum avec, entre autres, quelques séquoias géants, des parterres de jonquilles colorées,des vignes,  des jardins aménagés, une serre aux papillons et même une mini-ferme avec chèvres et poneys pour les enfants ! On croise aussi quelques paons au détour d’un chemin. Bref, nous avons eu un vrai coup de cœur pour cette île, et nulle doute que nous y retournerons de temps en temps.

Pour finir, je ne peux donc que vous conseiller de venir passer quelques jours à Constance, le temps de découvrir Mainau, le lac et la ville (dont je suis un peu amoureuse je crois), mais aussi Meersburg.

En attendant, je vous emmène avec moi à la découverte de l’île aux fleurs. DSC00658

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Photos personnelles.